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Ton nom est synonyme de malheur.[ft Mathia]

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Mer 2 Jan 2019 - 19:29


Your Name, I hate Your Name



La lune brillait bien haut dans le ciel. Elle n'était pas pleine, seulement au quart. Les étoiles ne brillaient pas beaucoup. Les nuages devaient couvrir le ciel. Il pleuvra sûrement demain, prédit le jeune homme qui sortait de chez lui. Il vivait à l'étage de son lieu de travail, son employeur l'hébergeait pour compenser le très maigre salaire qu'il lui donnait. Il était donc assez tard. Pas une heure pour sortir faire ses courses ou l'on ne sait quoi d'autres. Et pourtant, les rues n'étaient pas mortes. Quelques âmes esseulées par-ci par-là et d'autres avec des idées bien claires en tête. Comme notre cher forgeron qui rasait les murs en silence.

Steam n'avait pas envie d'être là, il avait fallu le convaincre à coup de discours élogieux. Mais lui, il n'avait pas envie d'y aller à cette réunion de l'ombre. Il préférait être dans son coin et puis non franchement, ce soir, il était fatigué. Les démunis pouvait attendre une nuit de plus non ? Ca faisait plusieurs années que ça durait ce beau bordel, alors bon. Bref, il avait de la route à faire. Steam vivait dans le quartier Nord et devait se rendre le quartier Sud. Génial, le total opposé. Il passerait par le centre. Les bourgeois, ils restaient cloîtrés chez eux la nuit. Le quartier Sud, le Centre, ça rappelait pas mal de trucs à Steam. Il pressa le pas.

Il arriva enfin dans le quartier pauvre de la capitale. Le seul qui est honnête, qui fait transparaître la vérité sur cette ville. Enfin bref. Il se rappela avec difficulté l'adresse et atterrit dans ce qu'on pouvait définir comme une auberge. On lui indiqua un sous-sol à l'arrière duquel on n’accédait que de l’extérieur. Il commanda au passage une bouteille de bière. Autant en profiter non ? Il sortit à nouveau dans le froid de l’extérieur et descendit l'escalier en pierre qui se trouvait dans la ruelle adjacente à "l'auberge". Il avait été convenu d'un mot de passe pour entrer, trois coups rapides puis deux espacés. Steam entra.

La pièce était plutôt spacieuse, de gros tonneaux de vin faisaient office de décor, avec des poutres qui traversaient le plafond un peu partout. Des lampes à huile étaient suspendues, offrant une petite lumière diffuse comme ambiance. Plusieurs personnes étaient déjà là, il n’était pas le dernier, trois autres arrivèrent après. Au final, ils étaient une petite dizaine. Steam en reconnut quelques-uns.


La réunion se passa calmement, c’était des échanges d’informations, de services, ce genre de choses. Steam prit la parole qu’à de rares occasions. L’info ce n'était pas forcément son truc. Mais il écoutait d’une oreille distraite, prenant les infos qu’il souhaitait. Non, ce qu’il l’intriguait, c’était cette fille en face d’elle qui participait beaucoup plus à la conversation. Une infiltrée au sein même des défenseurs de la capitale. Ce n’était pas courant ça. Mais à un moment, son nom fut énoncé. Et le sang de Steam ne fit qu’un tour. Mathia Streed, Streed. Streed. Les souvenirs et la douleur, tout ça revenait par flash. Il en était presque tremblant, et maintenant convaincu que cette Mathia ne pouvait pas agir pour le bien. Les gosses, ils sont toujours comme leurs parents. Et à partir de cet instant, il n’ouvrit plus la bouche, préférant fixer la fille du démon avec un regard sombre. Les bras croisés, appuyés contre une poutre. Il avait bien l’intention qu’elle remarque son regard.

La fin de la réunion arriva enfin. Il attendit que tous disparaissent et suivit de près la rouquine, elle avait sûrement remarqué depuis longtemps son manège. Il finit par l’arrêter un peu à l’écart. Il était empli de haine, mais il voulait comprendre. Il ouvrit la bouche, il parla calmement, beaucoup trop calmement pour lui. Mais sa voix était lourde de reproche.

«Mathia Streed hein ? J'en connais moi un de Streed, et c'est un sacré connard, alors franchement, tu peux piger que je n'comprenne pas c'que tu fous là hein ?"

La tension était là. Je serrais les poings, le regard noir. Peut-être qu'elle était réellement une combattante pour le ministre. Et là, là ça allait chier des bulles.


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Ven 4 Jan 2019 - 16:33

Je ne te dois rien.

Ft Mathia
Ft Steam

La réunion avait été relativement calme. J’avais participé de manière active, expliquant tout ce que je savais. Mine de rien, j’avais sentis que ça aurait son utilité. Après tout, chaque information pouvait se révéler utile à un moment ou un autre.
Donc, en soit la réunion s’était passée à merveille. Il n’avait eu aucune interuption et je n’avais sentis aucune tension. Enfin, pas trop. Seulement et pendant tout le long, un type n’avait cessé de me fixer. Au départ avec curiosité, voir perplexité et puis tout d’un coup, il m’avait foudroyé du regard. Tout le long. Et sans raison. Forcément avec mon bon caractère, je lui avais rendu. N’empêche que, je n’avais pas compris. Je ne comprends toujours pas, remarque. Il est sacrément étrange ce gars. Et il ne m’aime pas. Le problème, c’est que je n’ai aucun souvenir de lui. Donc qu’est ce que j’aurais pu lui faire ? J’ai déjà accusé des innocents pour sauver les apparences. Je regrette toujours. Peut être que j’ai accusé un de ses proches… Mais me semble pas. Bon de toute manière, je vais régler le problème. Et lui demander des comptes. Parce que sérieux son délire là, j’avoue qu’il m’agace.
Je soupire et commence à m’éloigner. Avant de remarquer qu’il me suit. Whow. Qu’est ce qui lui prend là ?
Finalement, il m’arrête à l’écart. Aussitôt, je me crispe, méfiante. Il y a quelque chose de louche dans cette histoire. Question de réflexe, je pose ma main sur ma lame. Un coup. S’il s’en prend à moi, un coup et c’est réglé. Il n’aura pas l’avantage. Pas avec moi.
Je reste sur mes gardes.
Il ouvre enfin la bouche. Il va m’expliquer. La tension monte d’un cran. Enfin, pour moi. Lui il sait déjà ce qu’il va faire.
«Mathia Streed hein ? J'en connais moi un de Streed, et c'est un sacré connard, alors franchement, tu peux piger que je n'comprenne pas c'que tu fous là hein ?»
Je le fixe, perdue. Cligne des yeux plusieurs fois. Prend du temps à comprendre.
Oh wait. C’est pas du tout ce à quoi je m’attendais. Je pensais plutôt qu’il allait rager sur moi en disant qu’en tant que alliée de la Capitale et du ministre, je n’avais pas ma place et que j’allais finir par trahir l’organisation rebelle. Ou alors je m’attendais à ce qu’il tente de me frapper, de me poignarder, de me tirer dessus sans préambule. Qu’il explose de rage, de frustration parce que j’avais bien compris qu’il m’aimait pas.
Au lieu de ça, il en veut juste à mon daron. S’il me mettait pas dans le même panier, sérieusement je serais contente. Je déteste mon père, je l’ai déjà dis ? Entendre du mal de lui, ça m’a jamais déplu, au contraire.
Bon, ceci étant dit, le gars là, il me semble bien vénère quand même. Mais je devrais pouvoir le contrôler. Surtout que, concrètement, il en veut à mon père, pas à moi. Il suffit juste de lui faire comprendre que c’est un de nos points communs. Et puis au pire, si vraiment il me croit pas, j’ai qu’à avouer que je l’ai buté, mon père là. Et si ça le convains pas, je raconte les conditions. Les gens sont doués pour inventer, mais pas au point de raconter une mort avec détail.
berk, y a pas à dire c’est morbide. Ironie du sort, je me plains du côté glauque mais c’est moi qui y pense. Côtoyer les rebelles et la capitale, c’est très sérieusement néfaste pour ma santé, je crois.  En tout cas, ça me donne un esprit glauque.
Je fronce les sourcils et m’écarte de l’autre cas. Je remarque qu’il a les poings serrés. Du moment qu’il se contrôle. D’ailleurs, quand il m’a parlé, c’était avec calme. Même s’il aurait été difficile de ne pas entendre la note de reproche plus que poussée.
Okay, il m’en veut mais il se contrôle. Au moins les bases sont là.
Je soupire et avec un ton quelque peu las, je réponds.
«Ça tombe bien, mon daron il est mort. Depuis cinq ans.»
Tué par moi, accessoirement. Je me garde bien de lui expliquer, faut dire que bon, on peut comprendre. Déjà, ça me permet de garder un joker, au cas où. Ensuite, j’ai pas envie de passer pour une psychopathe finie, même s’il m’en voudrait pas d’avoir tué Willyan Streed.Je pense.
«Ensuite, mon père est un connard, je suis totalement d’accord. Merci pour l’infos mais c’est dommage, ça fait quoi…? Ah oui, cinq ans que je suis au courant. Du coup t’es un peu en retard, mais mieux vaut tard que jamais hein ?»
Mon interrogation, plus ironique, tu meurs. Mais bon, c’est vrai qu’il sert un peu à rien là.Fallait me le dire avant. Maintenant c’est plus utile, ça me permet juste de répéter mes certitudes. M’enfin.
Il va peut être faire le lien entre les cinq ans que je le sais et les cinq ans qu’il est mort ? Ou peut être pas.
Maintenant, le clou du spectacle, le grand final. Je m’avance vers lui, d’un pas décidé. Je me plante à quelques centimètres de son visage. A coup sûr, il pourrait me tuer si c’était un combattant aguerri. Et s’il possède un teigu. Quoi qu’il en soit, je vais lui montrer qu’il me fout absolument pas la trouille.
«Concrètement c’est quoi que tu me reproches ? Enfin, ouais mon père est une enflure, ravie de le ré-apprendre, mais c’est le lien avec moi, au juste ?»
Whow, je ne me savais pas si douée en sarcasme. Je m’impressionne.
«Si on oublie les liens de sang.»
Je soupire et conclus.
«Donc si tu veux sous-entendre que je suis une traîtresse, et bien déjà dis le clairement, ensuite sache que je m’amuserais pas à risquer ma vie si c’était le cas.»
Voilà. Et puis s’il insiste, je lui balance que c’est moi qui me suis chargée de buter mon daron.
De toute façon, il va se calmer et arrêter de me saouler.
C’est quand même pas un gars au cheveu bleu qui va me faire la morale.

(c) Sun for Moony only
You will lose at this game.


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Sam 5 Jan 2019 - 18:54


Your Name, I hate Your Name



Elle le regarde, d'abord surprise, puis affiche un de ces regards las, de la fille qui en a ras le bol de répéter vingt fois la même chose. Il continu de la fixer, elle commençait à l'énerver. Réellement. Puis elle ouvre la bouche et ne s'arrête pas. Ah, réellement, elle ne s'arrête pas, elle parle, elle continue. Au début, il ne comprend pas tout, enfin, il ne l'a crois pas. Il reste persuadé qu'elle ne ment pas, parce qu'il ne veut pas le croire. Ouais, il agit comme un décérébré, il fait une énorme généralité en la mettant dans le même sac que son sadique de père mort. Ca lui avait fait un pincement au cœur de savoir qu'il était mort. Il aurait voulu se venger. Il ne pourra pas. Peut-être que s'il n'arrivait pas à la croire, c'était parce qu'elle représentait peut-être le seul moyen de se venger. C'était stupide, elle l'avait compris, elle le soulignait, à part le sang, le père et la fille n'avait pas l'air d'avoir grand chose en commun. Mais Steam se sentait vide, vide de cette souffrance quasi-injustifié qu'il avait vécus, vide de cette vengeance qu'il n'avait jamais eu. Il ne se l'avouait pas lui-même, mais il était surtout blessé. Il avait mal au fond, et il n'était pas le seul à avoir souffert parce qu'il était pauvre et l'autre riche. Et ce sentiment qu'il lui fit abandonner cette rancœur, ho, il n'était pas non plus devenu ami avec Mathia. Non, juste, il avait finis par se persuader que tout ça, c'était un peu con. Steam n'était pas quelqu'un de têtu, bien au contraire. Il savait faire la part des choses quand il fallait. Mais il avait tendance à s'emballer un peu trop vite.

Il recula, histoire de tenir en haleine l'autre. Qui décidément se tenait bien campé dans ses bottes.

-Dommage qu'il soit crevé, j'avais bien envie de le faire moi-même.

Il ne s'excusera pas, peut-être que ça agacera la combattante, mais il ne le fera pas, il n'avait pas la tête à ça. Intérieurement, Steam se disait que Mathia et lui avait sûrement décidé de devenir des rebelles pour la même chose. Ou à cause de la même personne.
Mais il avait toujours des doutes. De toute façon, c'était légitime, n'importe qui ayant vécu la même chose que lui n'arriverait pas à accorder sa confiance d'un coup, comme si de rien n'était.
Il ne savait pas trop quoi penser, le regard déterminé de l'autre le mettait mal à l'aise.

“Je ne sous-entends pas que t’es une traitresse, car tu l’es déjà, tu trahis le ministre, alors tu peux bien trahir les Rebelles. Et puis sûrement que t’as trahis ta famille, mais ça ce n’est qu’un détail.”

Il sourit et croise les bras en s’appuyant contre un mur. S’il fallait rester là cent cinq ans pour discuter, autant ne pas être debout comme un piquet à rien faire. Et puis de loin ça ressemblait vachement à une agression. Même s’il était confiant en ces capacités de combat, Steam savait pertinnement que Mathia pouvait le battre très facilement. Techniquement, c’était lui qui était agressé.
Il lâcha avec un petit sourire :

-Ensuite, j’pense que tu l’as compris, j’suis juste aveuglé par un sentiment de haine certain à l’egard de ton enfoiré de paternel. Mais bon, je ne suis pas débile, j’vais pas t’en vouloir parce que ton père s’amuse à péter les jambes d’orphelin pour un simple vol. Tu ne dois pas être comme lui hein.”

Du vécu ? Vengeance personnelle ? Evidemment. Il le savait, au fond de lui, que cette fille avait de bonnes intentions. Mais pendant 2 ans de souffrance, il avait maudit le nom de Streed, alors maintenant qu’il en trouvait une, il n'allait pas s’priver.

Néanmoins, la pression était un minimum redescendu.


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